| #16.mars 2004 | > La Chronique de Ian. |
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> Lettre ouverte à Pascal Greggory.
Pourquoi tu m'as ébloui
Tu resplendissais, trahi par ton dandysme vestimentaire mais protégé par le paravent sexy d'une musculature incroyable.
Dimanche 22 février 2004
Cher Pascal G.,
Je ne m'attendais pas à te voir, hier soir. Comme chaque année, je m'ennuyais devant la cérémonie des César diffusée par Canal+ (encore que, cette fois-ci, les protestations des intermittents sauvaient l'émission du naufrage artistique). Leur académie ne t'as jamais récompensé. Ce n'est pas que j'aime les récompenses, mais quitte à en décerner, autant les attribuer à ceux qui les méritent. Je t'ai aimé dans Pauline à la plage, dans La Reine Margot, dans Ceux qui m'aiment prendront le train, dans Zonzon, dans La Confusion des genres, dans Raja, dans tant d'autres films encore, et le "rien" de ton palmarès n'y changera rien : tu es le meilleur.
Tu es apparu, hier soir, sur la scène de l'opéra Garnier, vêtu d'une chemise noire et bouffante à laquelle tu avais épinglé le ruban rouge, et tu as dit : "Il ne faut pas oublier ce combat-là." Tu étais le plus sensuel et le plus violent de ceux qui étaient filmés. Il m'a semblé que tu avais vieilli, physiquement, ces derniers mois. Mais comme tu vieillis joliment ! Ta présence a dû emplir la salle de chaleur. Tu resplendissais, honteuse parfaite, trahie par ton dandysme vestimentaire et vocal, mais protégée par le paravent sexy d'une musculature incroyable.
Tu te souviens, quand, dans les années 80, on a commencé à parler de prévention, notamment dans les backrooms, certaines ont pensé à une déclaration de guerre au sexe. Toi, Pascal G., tu es celui qui donne envie de faire l'amour et de se protéger, tu te fais désirer et tu te sais écouté. Je te croyais discret et tu m'as parlé. Je te croyais obscur et tu m'as ébloui. Tu m'as stupéfait, tu m'as égayé. Tu m'as fait sourire et je me suis dit : "Quel homme !" Car de toutes les honteuses, tu es la moins cachottière, celle qui le mieux se rattrape.
Ian